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Québec, Canada
En année d'étude en Maîtrise de Journalisme International à l'Université Laval. Et après...

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mardi 2 septembre 2008

On the raft again...

Samedi, le soleil était haut, l'air lourd et les mouettes gazouillaient. En ce dernier week-end de vacances, le temps était à la sieste...

Nan... En fait il pleuvait (comme tout l'été - j'adore ce pays) et on avait décidé avec ma soeur et son Doudou, d'aller jouer dans les rochers en bateau : Rafting ! Yeah Baby !! (hem, je m'emporte).
Comme l'année dernière avec Pépette, on portait des combinaisons ridicules, comme l'année dernière, il pleuviotait entre les rayons de soleil et les couleurs étaient superbes et comme l'année dernière il y avait plein d'eau. Ah tiens, non. Cette fois-ci la rivière était plutôt basse et les cailloux plutôt gros.


Ce qui a valu aux petits rafts des voisins quelques envolées acrobatiques (mais pas aux trois nôtres, plus lourds).


Et dans la chaleur de ce mois d'été, on a même été jusqu'à prendre un petit bain...


Mais le top du top, c'était le saut (en toute sécurité) de ma courageuse petite soeur qui vaut le détour : 


Je précise que pour ma part (et pour ne pas me faire incendier par ma mère qui a enfin compris comment lire ce blog) pour cause de faiblesse dans l'épaule, je me suis fait porter pâle à toutes les acrobaties, leur préférant une bonne sieste (puisque je vous le dis !)

jeudi 5 juin 2008

L'empire de la mort 1/2


Derniers jours de vacance. Rentré de Chine, ma blonde et moi déambulons dans Paris. Enfin plutôt dessous d'abord. Dans les catacombes, ce gigantesque dédales de sous-terrains dans les anciennes carrières de Paris, rempli d'os et de crânes empilés avec application. Pas plus de photo donc, de cette expérience franchement déstabilisante qui consiste à déambuler au milieu de ces millions de restes humains.
Pourtant le départ était amusant : un long escalier en colimaçon, des galeries à n'en plus finir, les noms des rues gravés dans la pierre... Pour peu, Harrison Ford déboulerait un crâne de cristal à la main, son fouet dans l'autre, que l'on ne serait pas surpris.
Mais ça c'est le début de la visite. Les carrières, les éboulements, quelques sculptures qui ressemblent à des châteaux de sable comme un peu de chaleur et de lumière dans ce monde d'humidité glaçante à la lumière éteinte. Car l'inscription qui nous menace désormais est aimablement sordide :

Arrête !
C'est ici l'empire de la mort

Et effectivement commence une longue, très longue accumulation d'ossements à l'alignement macabre. Des murs et des murs que l'on longe dans une semi-obscurité. 
Au début on sourit devant les rangées de crânes. Même pas peur ! On en a vu d'autres. On regarde même avec curiosité les petits trous dans les têtes de ces morts d'une époque où le coup de baïonnette partait vite. Mais au fur et à mesure que les cimetières défilent (les catacombes se sont remplies des nombreux cimetières parisiens que l'on a vidé en entier) on est pris d'un désagréable sentiment de malaise. Les fossoyeurs ont construit cet ossuaire comme un musée, ponctuant la visite de tant d'avertissements morbides sur la condition très mortelle du visiteur qu'il ne manque vraiment plus qu'une guillotine et son bourreau pour parfaire le tableau.
Et croyez-moi ou non, mais je me suis senti incroyablement vivant en déboulant à la surface.